LIVRE / CRITIQUE : Castlevania le manuscrit maudit

Le parfait exemple du contraste fond et forme : Castlevania le livre maudit

 

J’ai acheté ce livre, Castlevania le manuscrit maudit,  en Mars 2014 et les photos datent d’ailleurs de cette époque. Mais ce n’est que maintenant que je me suis décidé à le lire après avoir dévoré l’histoire de Metroid.

Au niveau de la forme, et donc de la critique que je fais généralement du produit, nous avons a faire à du très haut de gamme. La surface est un similicuir avec des dorures et reliefs du plus bel effet.

Passer les doigts sur la tranche et ressentir le titre donne quelques frissons de plaisir.

Le papier utilisé n’est pas en reste car il est imprimé intégralement pour rendre un faux coté usé qui est dans la continuité de ce que l’on a découvert sur l’extérieur. Un rapide coup d’oeil sur le contenu pour voir que de superbes illustrations accompagnent les entrées de chapitres.

Un DVD accompagne le manuscrit maudit, avec de belle promesse sur un reportage au Château de Bran. Demeure de Vlad « dracula » l’empaleur que j’ai pu moi même visiter lors d’un voyage dans les Carpates roumaines.

Ce livre passera donc quasiment trois ans sur les étagères, à prendre la poussière pour mieux vivre son coté relique. Je plonge dans la lecture et là …

… C’est la catastrophe, le fond est au antipode de la forme. Comment l’auteur Gianni Molinaro a t il pu massacrer autant ce livre ?
Etait ce un bon choix de la part de la rédaction des éditions pix n’ love de choisi ce jeune homme : écriture passables, recherches non approfondi, temps de jeux sur les premiers opus qui a du se limiter à quelques dizaine de minutes.

Et oui car la mise en place d’une saga commence par ses balbutiements : et ceux ci commence par les épisodes sur la Famicon. Quatres pages seulement sur la genèse  et deux symboliques pour sa suite « Simon’s Quest ». Prétextant que des pseudos ont été utilisé au crédit du jeu notre auteur ne va pas chercher plus loin et nous livre simplement une critique partielle du jeu. Aucun travail journalistique n’a été fait, aucune source de travail ne sera affiché …..
Partant de ce constat notre padawan Molinaro va parcourir tous les jeux de la saga avec un descriptif rapide et sommaire ; une critique non approfondit et des affirmations de type « ce jeux ne s’est pas bien vendu » ou « les magasines encensent ce titre » sans avoir aucun référentiel.

Je n’ose parler de la suite de ce manuscrit. Après avoir balayé tous les jeux suivants leur date de sorties, ces derniers sont repris dans un ordre chronologique « réel » et nous allons avoir une histoire de dracula au fil du temps. Mais sans aucune passion ni aucun travail d’écriture (vocabulaire plat). Donc en tant que journaliste ce n’etait pas bon, en tant que romancier ce n’est pas bon non plus.
Et ça coince encore après avec un listing de tous les personnages présents dans la saga, ce qui n’est finalement qu’un croisement d’information avec les deux premiers chapitres. S’en suit le coté listing bestial, qui est un peu plus intéressant mais qui manque encore de profondeur.

Dernier Chapitre, Lords of shadow sur playstation 3. Il me semblait bizarre que ces deux jeux n’apparaissent pas pour le moment mais  l’auteur les considérant, et peut être à juste titre, comme un renouveau de la franchise : ils ont droit à un écrit spécial.
Les premiers pages redonnent un goût nouveau avec l’histoire du jeu raconté comme un roman …. mais rebelote dans la structure du récit : un manque cruel de descriptif, de détail, de vocabulaire. La lecture est lourde avec une suite de verbe d’action et une utilisation rébarbative de synonyme (« il entendit », « il perçoit », « il écoute », « il parle », « il rétorque »).
Et au final de nouveau le descriptif des personnages.

En écrivant cet article je suis tombé sur le site http://castlevania.retrogaming.fr/ , là vous trouverez une foule d’information que l’auteur du manuscrit maudit à survolé.

Et le DVD, j’allais oublier le DVD. Tout d’abord il faudra mettre un peu la main à la patte car toi lecteur tu devras coller toi-même ta pochette autocollante fourni sur la troisième de couverture, ou sur la seconde si tu as un grain de folie.

Oublions ce coup ci la forme car en guise de menu vous aurez le droit au menu lambda créé par un enregistreur de salon. Sur le fond le reportage est d’un ridicule rare : sous prétexte d’une enquête pseudo scientifique notre équipe de bras cassé va essayer de trouver un coté mystérieux au château. Tout y passe : les caméras de nuit(ouh là c’est vert ça fait peur), les experts, les faux bruits, les questions  posé en français (MDR) au fantôme de Vlad, les interviews sur fond noir.
Et au final, désolé pour le spoil, l’enquête fini avec « il n’y a rien, trop de touriste éradiquent les manifestations paranormales ».

Bon si vous souhaitez vous faire un avis leur chaîne youtube est là pour ça : https://www.youtube.com/user/RIPfondateur/featured

Remarque de fin pour la maison d’édition, faire son impression par un site tel que www.meilleures-impressions.com  , cela ne fait pas très pro.

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